SO sextet le 17 septembre 2026 à la salle Stendhal

​Le sextet des Jazz Messengers, fondé en 1953 par Art Blakey et Horace Silver, porte bien son nom : véritable pépinière de musiciens devenus célèbres (pour n’en citer que quelques-uns : Lou Donaldson, Hank Mobley, Kenny Dorham, Keith Jarrett, Clifford Brown, Lee Morgan…), il a réjoui nos oreilles durant une trentaine d’années et a initié le passage du bebop au hard bop.

C’est parce qu’il a bercé nos oreilles durant notre enfance que nous revenons toujours avec bonheur à cette musique désormais « classique » dans l’univers du jazz.

Salvatore Origlio (batterie), initiateur du « SO Sextet » (avec Christian Roy au saxophone alto, Fabrice Bon au ténor, Vincent Stephan à la trompette et au bugle, Malcolm Potter à la contrebasse et Alfio Origlio au piano), s’attache à rendre hommage aux Jazz Messengers, qui ont été sa véritable éducation musicale.

La soirée du jeudi 17 septembre nous a permis de venir écouter les copains jouer des thèmes dont nous ne nous lasserons jamais : des compositions aux lignes mélodiques ensorcelantes, aux arrangements extrêmement novateurs pour l’époque et irréprochables qui plus est, où se sont déployés des chorus « historiques » pour nos oreilles (que l’on songe au chorus de trompette de Lee Morgan sur le thème très « gospel » — avec son jeu de réponses entre le héros tragique et le chœur antique — du pianiste Bobby Timmons).

C’est ainsi que nous avons pu entendre avec jubilation Politely, Whisper Not, Abbitadosa, Night in Tunisia, Blues March… et quelques autres.

Les musiciens du SO Sextet ont mis le feu, avec des chorus extrêmement construits et swinguants. Une mention spéciale pour l’inventivité mélodique, harmonique et rythmique d’Alfio, qui, une fois encore, a enchanté les musiciens du groupe et la salle. Il y eut donc bien un bis… mais c’est une autre histoire.

Christian Roy : saxophone alto
Fabrice Bon : saxophone ténor
Vincent Stephan : trompette
Alfio Origlio : piano
Malcolm Potter : contrebasse
Salvatore Origlio : batterie